La page du 10ème PLRF

Lancement du 10ème PLRF

C’est le club de Namur qui a été choisi pour s’occuper de la présélection de ce 10ème PLRF.
Parmi les nombreuses propositions reçues de la part des régions, des clubs reliés au RIE et de l’ACF, 15 ouvrages ont été retenus.
Vous pourrez découvrir ici semaine après semaine une brève description de ces 15 livres et de leurs auteurs.
Le comité de lecture du club de Namur va maintenant en sélectionner quatre qui vous seront présentés le 31 août 2026 pour vous permettre d’élire le prochain PLRF.

CALENDRIER du 10ème PLRF

Dates impératives de parution des ouvrages:

Du 1er janvier 2024 -> au 31 décembre 2025

Recherches et prospections dans les régions Richelieu :

D’octobre 2025 -> au 28 février 2026 (année paire qui suit).

Présélection par le comité de lecture organisateur :

De mars 2026 ->  au 31 août  2026.

Sélection finale, par les comités de lecture des clubs Richelieu :

De septembre 2026 -> au 28 février 2027 (année impaire suivante).

Avant le 20 mars 2027, le comité organisateur totalise les classements reçus.

Le 20 mars 2027, annonce de l’ouvrage et de l’auteur, lauréat du 10ème PLRF.

Présentation du livre par le comité

Une présentation des livres présélectionnés

Nous avons reçu 15 titres de livres proposés par les différentes régions et clubs du RIE ainsi que par l’ACF.
Nous devons en choisir 4 parmi lesquels le nouveau PLRF sera désigné par le vote des clubs.
Nous vous présenterons ici chaque semaine un de ces 15 livres pour vous donner une idée du choix que nous devons réaliser :

 

L’auteur :

Né en 1962 à Kiev, Constantin Sigov est un philosophe et éditeur qui, en 1992, a fondé un laboratoire franco-ukrainien à l’université de Kiev. Il enseigne la philosophie à l’université Mohyla de Kiev et dirige la maison d’édition Duh i litera (L’Esprit et la lettre).

Constantin Sigov a été directeur d’études associé à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris de 1992 à 1995. En 2014, il a soutenu la Révolution du Maïdan.

Il a décidé de demeurer à Kiev malgré les bombardements et de maintenir les activités de la maison d’édition qu’il dirige. Il est l’auteur de la Lettre de Kiev, diffusée en France en avril 2022, dans les semaines qui ont suivi l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Il souligne la vitalité de la vie intellectuelle et démocratique en Ukraine malgré la guerre.

 

Le livre : 

Constantin Sigov raconte l’histoire de deux éminents compositeurs (Arvo Pärt et Valentin Silvestrov), exclus de l’Union des compositeurs de leurs pays respectifs et leur rencontre, en montrant comment, malgré la pesanteur de l’atmosphère soviétique, ils ont contribué, l’un et l’autre, à faire naître « une humanité absolument non soviétique ». Une humanité solidaire dans les persécutions et qui offre une nouvelle chance au présent falsifié par le pouvoir.

Constantin Sigov réussit à synthétiser dans un texte émouvant et précis l’époque soviétique, où les idéaux de la création libre se heurtaient au mur de la censure, l’époque de l’indépendance de l’Estonie et de l’Ukraine, où le talent des deux protagonistes a connu un spectaculaire épanouissement, et l’époque héroïque et tragique de la guerre contre l’Ukraine déclenchée par la Russie. Il s’agit d’une vision que seul un de leurs amis proches tel que Constantin Sigov peut nous offrir à travers les destins croisés et l’œuvre de ces hommes remarquables, liés eux aussi par une amitié à toute épreuve.

L’auteur :

Né en 1964 dans une petite ville de Bosnie (Odžak (Posavina), Velibor Čolić perdra sa maison et ses manuscrits réduits en cendres pendant la guerre.

Après des études de littérature yougoslave à Sarajevo et Zagreb, il travaille à la radio régionale comme journaliste chargé de rock et jazz. Enrôlé dans l’armée bosniaque, il déserte dès mai 1992, est fait prisonnier mais s’échappe et se réfugie en France au mois d’août de la même année.

Accueilli à Strasbourg par le Parlement des écrivains pour une résidence d’un an, l’écrivain y reste quelque temps puis part s’installer en Bretagne où il organise des ateliers d’écriture dans les collèges environnants

En 2008, Velibor Čolić décide d’écrire ses romans directement en français et publie aux éditions Gaïa “Archanges”, dans lequel il fait œuvre de mémoire en évoquant les atrocités perpétrées durant la guerre en Bosnie. 

 
Le livre : 

« Pendant des années, j’ai cru naïvement que la guerre était sortie de moi. Et qu’avec l’aide de la littérature et de l’écriture j’étais aussi sorti de la guerre. J’ai surestimé la littérature. »

Enrôlé dans l’armée croato-bosniaque au printemps 1992, Velibor Colic déserte quelques mois plus tard. Après avoir fait face à l’épouvante où sombraient les hommes et le monde de beauté qui avait été le sien, il trouve refuge en France puis en Belgique. Mais en 2021, le spectre de la guerre resurgit lorsqu’une maladie rare s’attaque à sa langue et à son visage. Au fil d’un récit halluciné, l’auteur confronte ce nouveau combat aux souvenirs des tranchées et à ceux de la vie d’avant, avec une délicatesse et une poésie qui subjuguent.

L’auteure :

Née en 1987 à Uashat, communauté innue près de Sept-Îles, Naomi Fontaine a habité dans la communauté jusqu’à l’âge de sept ans. Elle a ensuite déménagé dans la ville de Québec, où elle a complété des études universitaires d’enseignement du français à l’Université Laval.

Lors de ses études, son talent d’écriture est remarqué par François Bon, professeur invité de création littéraire, qui l’encourage à mettre de l’avant sa voix.

Elle commence alors à participer à des concours de création littéraire, notamment au Concours canadien de rédaction et d’art pour autochtones, et à rédiger des textes qui consisteront la genèse de son œuvre intitulée Kuessipan

Enseignante en français, elle écrit aujourd’hui pour tenter de déconstruire les préjugés et stéréotypes qui sont encore trop souvent attachés aux communautés innues.

 
Le livre : 

Eka ashate – Ne flanche pas rassemble les voix des aînés.

Histoires, mémoires et vécus tissent une manière de résister propre aux Innus. Tout simplement passionnante, cette plongée inédite dans un monde de femmes et d’hommes qui ont forgé – au prix du sang et de l’humour – l’espoir et la tendresse.

Rythmé par la forêt et la résistance des ancêtres, Eka ashate – Ne flanche pas est fait de fragments, d’expériences, de silences.

La mère-courage apprend à la narratrice, sa fille, la force de son peuple qui souffre, vit, rit et regarde demain, sereinement.

L’auteur :

Né en 1987 en Syrie, Omar Youssef Souleimane a été élevé dans une famille sunnite traditionaliste, où tout est mis en œuvre pour le familiariser avec le Coran et la langue arabe classique.

A neuf ans, il ouvre un recueil de poèmes de Paul Eluard traduit en arabe et tombe immédiatement sous le charme de cette écriture. Mais il continue à baigner dans une société qui rêve de combattre aux côtés de Ben Laden.

En 2003, renié par son père, il s’installe à Homs où il suit des cours de littérature arabe tout en travaillant pour un journal local.

A partir de 2006, il commence à publier des poèmes en arabe classique tout en s’engageant dans la résistance contre le régime en place. Traqué par les services secrets, il quitte clandestinement la Syrie en 2012 et rejoint la France.

N’ayant aucune notion de français, il suit des cours pour étrangers tout en continuant à publier des articles et des poèmes en arabe.

Le livre : 

Omar Youssef Souleimane a infiltré plusieurs manifestations de soutien à la Palestine, organisées par La France insoumise et des associations marquées par la présence d’islamistes, sur fond de slogans antisémites et d’images radicales.

Dans ce témoignage édifiant, l’auteur mêle enquête de terrain, analyse politique et récit personnel. Il révèle les liens entre des candidats LFI et les islamistes visant à imposer des normes sociales compatibles avec la charia. En mettant en place un discours séparatiste, jouant sur la mémoire coloniale pour mobiliser une partie de la jeunesse française, ces acteurs créent les conditions d’un affrontement social.

Ce livre est un cri d’alerte. Il rappelle que la lutte contre l’islamisme constitue aussi une protection pour les musulmans de France, pris en otages par ceux qui prétendent parler en leur nom. Il met en garde contre l’alliance entre l’extrême gauche et l’islam politique : un véritable projet de déstabilisation qui menace directement la laïcité, l’universalisme républicain et la cohésion nationale.

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