C’est le club de Namur qui a été choisi pour s’occuper de la présélection de ce 10ème PLRF.
Parmi les nombreuses propositions reçues de la part des régions, des clubs reliés au RIE et de l’ACF, 15 ouvrages ont été retenus.
Vous pourrez découvrir ici semaine après semaine une brève description de ces 15 livres et de leurs auteurs.
Le comité de lecture du club de Namur va maintenant en sélectionner quatre qui vous seront présentés le 31 août 2026 pour vous permettre d’élire le prochain PLRF.
Dates impératives de parution des ouvrages:
Du 1er janvier 2024 -> au 31 décembre 2025
Recherches et prospections dans les régions Richelieu :
D’octobre 2025 -> au 28 février 2026 (année paire qui suit).
Présélection par le comité de lecture organisateur :
De mars 2026 -> au 31 août 2026.
Sélection finale, par les comités de lecture des clubs Richelieu :
De septembre 2026 -> au 28 février 2027 (année impaire suivante).
Avant le 20 mars 2027, le comité organisateur totalise les classements reçus.
Le 20 mars 2027, annonce de l’ouvrage et de l’auteur, lauréat du 10ème PLRF.
Nous avons reçu 15 titres de livres proposés par les différentes régions et clubs du RIE ainsi que par l’ACF.
Nous devons en choisir 4 parmi lesquels le nouveau PLRF sera désigné par le vote des clubs.
Nous vous présenterons ici chaque semaine un de ces 15 livres pour vous donner une idée du choix que nous devons réaliser :
Né dans le Sahara algérien en 1955, Mohammed Moulessehoul poursuit d’abord une carrière militaire, à laquelle il mettra fin en 2000 pour se consacrer essentiellement à l’écriture.
Déjà publié en Algérie sous divers pseudonymes, il choisira son pseudonyme définitif de Yasmina Khadra, en accord avec son éditeur français, en 1997.
Auteur à succès, il a déjà touché des millions de lecteurs, est traduit en 53 langues et édité dans 56 pays.
“J’ai souvent touché le fond, sauf qu’à chaque tasse bue, je remonte plus vite qu’une torpille. Renié par ma mère pour anormalité physique, je me réinvente au gré de mes joies. J’aime rire, déconner, me faire mousser et rêver de sacres improbables. J’ai appris une chose dans la vie – pour se dépasser, il faut savoir prendre son pied là où l’on traîne l’autre. Même avec des béquilles ou avec des prothèses, je continuerai de marcher dans les pas du temps en randonneur subjugué. Je ne lâche rien.”
Hymne au courage d’être soi, à l’amour et à la solidarité inoxydable des “gens du quartier”, Cœur-d’amande est une formidable bouffée d’air dans un monde en apnée.
Né en Côte d’Ivoire, Marcellin Koffi, après son bac au Lycée classique de Bouaké, n’a pas pu être orienté dans l’unique université de son pays à l’époque, faute de places. S’en est suivi une traversée du désert caractérisée par de nombreux insuccès et embûches… jusqu’à la rencontre providentielle avec des Belges dans son village natal à Broukro.
Aujourd’hui, grâce à ce hasard, il a eu l’opportunité d’étudier les Sciences sociales en Belgique, ce qui lui a permis de travailler en tant qu’assistant social dans un service social de quartier, d’être médiateur scolaire au sein d’une école à « discrimination positive » et Maître assistant dans différents établissements supérieurs de la Ville. Actuellement, il travaille au sein du département des Ressources humaines et des Affaires juridiques de Liège, sa Ville d’adoption.
Un récit autobiographique qui dépeint le parcours d’un jeune ivoirien parti étudier en Belgique. Un voyage qui représente à la fois un départ physique vers un nouveau monde et une quête intérieure pour comprendre son identité entre deux cultures.
L’auteur crée un pont entre ces deux cultures et nous invite, accompagné de sa plume vive, élégante et captivante, dans les méandres d’un parcours de vie exceptionnel en Belgique.
Un ouvrage qui aborde des thèmes profonds tels que la connaissance de soi, la culture, nos rapports aux autres, le choc culturel, la résilience, l’intégration…
Née en 1973 à Calcutta, Shamona Sinha est élevée dans une famille d’enseignants. Elle vit entourée de livres et se passionne très vite pour toutes les littératures du monde à travers leurs traductions en bengali et en anglais.
Fascinée par Paris, elle commence à apprendre le français à 22 ans et obtient en 2001 une maîtrise
en littérature et linguistique françaises.
Arrivée en France en 2003, elle travaille tout en poursuivant ses études, avant de commencer à
publier poésies et romans.
Sophia, jeune Française en quête d’amour et de sens, se rend dans un ashram en Inde. La discipline est rude et impose aux pensionnaires de se concentrer sur leur parcours spirituel intime, de réserver leurs contacts et leurs échanges aux séances d’extase collective.
Mais Sophia est vite révulsée par le sort réservé aux femmes, par le racisme antimusulman et par les croyances archaïques professées par le Guru. Dans une soudaine surconsommation de sexe, Sophia se surprend à tomber amoureuse, comme pour déjouer les règles, comme un retour vers l’innocence.
Plongée dans le paysage urbain d’un pays vaste et complexe, le roman suit le parcours vacillant de Sophia, bouleversée par sa quête spirituelle et charnelle, et s’interroge sur la place de la femme en amour comme en religion.
Née en 1967 au Vietnam, Doan Anh Thuan est écrivaine et traductruce française.
Après son baccalauréat au Vietnam, elle obtient une bourse qui lui permet d’étudier les littératures russe et anglaise en Russie.
Elle poursuivra ses études littéraires à Paris à partir de 1991.
Essentiellement centrée sur l’exil, son écriture est considérée comme novatrice et parfois dérangeante par son humour.
« B-52 ou celle qui aimait Tolstoï » est son premier roman écrit en français.
En 1972, à la veille des accords de paix mettant fin à la guerre du Viêtnam, les Américains lancent une offensive sur Hanoï, des avions suréquipés, des B-52, larguent des milliers de tonnes de bombes sur la ville. L’armée nord-vietnamienne résiste, des appareils sont abattus, les survivants ennemis incarcérés. Quelque temps plus tard on fait appel aux soignants de la ville. Volontaires, ils reçoivent une liste de blessés qu’ils se répartissent.
Médecin, la narratrice de ce livre repère immédiatement l’un d’eux. Tolstoï est son écrivain préféré, le prisonnier porte le nom du héros de Guerre et Paix. Dans une cellule, au coeur de la violence des prisons de Hanoï, une complicité secrète se noue autour de la langue russe, de la littérature et du désir de vivre. Puis la porte se referme, les années passent, la jeune femme part pour la France. Paris lui plaît mais elle demeure d’une extrême lucidité. La liberté est un leurre. L’amour une comédie. Indépendante, optimiste, ironique et déterminée, elle se confronte en permanence à un monde dans lequel elle se veut étrangère, à distance, en surplomb. Le souvenir d’Andreï Bolkonsky ne la quitte jamais.
Alain Mabankou est né en 1966 au Congo, dans la ville côtière de Pointe-Noire où il passe toute son enfance. C’est là qu’il découvrira les livrres et la lecture, essentiellement à travers les SAS ou San Antonio abandonnés par les touristes.
Après un baccalauréat en lettres et philosophie, répondant aux rêves de sa mère, il s’oriente vers le droit, obtient une bourse et termine son cursus à Paris.
Il entame une carrière professionnelle, mais sa passion pour l’écriture, qui l’hanite depuis de longues années déjà, prend de plus en plus de place et son premier roman est publié en 1998. La littérature occupera dès lors une place centrale : écrivain, il deviendra aussi enseignant en littérature francophone dans le Michigan puis en Californie, directeur de collection …
Le narrateur de ce roman, jeune écrivain en herbe qui se fait volontiers appeler Berado prince de Zamunda, vit sous la coupe et dans l’ombre de son grand frère des faubourgs de Pointe-Noire, un certain Benoît, qu’il est venu rejoindre à Paris. Ce dernier, personnage fantasque, exerce sa verve dans le quartier de Château Rouge. Tout n’est pas bien clair dans sa vie, sinon qu’il sait charmer, les dames en premier. Il accumule les aventures de tous ordres, jusqu’au jour où il s’engage avec Lilwenn, qu’il épouse bientôt. Au grand désarroi de maman Mushama, la tenancière du restaurant Manioc Pays.
Tout est réuni pour une embrouille. Mais les pistes se mélangent. Berado cherche à fausser les cartes , et pour imposer sa version des faits il se rend chez Ramsès, le réceptionniste et barman du Salam Hôtel, dans le XIe arrondissement. Son récit commence, sans cesse interrompu, et bientôt il plonge dans un étrange flottement, entre rêve et réalité. Est-ce l’effet du thé qu’on lui sert ?
Aujourd’hui Québécoise, Aki Shimazaki est née au Japon en 1954
Elevée à la campagne, elle commence à écrire très tôt et rêve de devenir romancière.
D’abord enseignante, elle émigre en 1981 et c’est à ce moment qu’elle apprend le français.
Un professeur lui ayant fait découvrir la possibilité d’écrire dans une langue choisie, même en cours d’apprentissage, elle abandonne l’écriture en japonais et choisit d’écrire en français.
Shôta est étudiant en littérature et rêve de devenir écrivain. Lorsqu’il apprend que sa famille, qui l’a toujours aidé, se heurte à des difficultés financières, il doit chercher une solution pour subvenir seul à ses besoins.
Alors qu’il se résout à cumuler les emplois, se présente à lui la chance inespérée d’occuper une dépendance de la maison de campagne d’un couple marié.
C’est là qu’il rencontre madame Oda, la propriétaire, musicienne troublante avec qui il va retrouver le goût du piano – une rencontre digne des plus beaux romans d’amour.
Né à Kaboul en 1987, Khosraw Mani a grandi en
Afghanistan mais vit à Paris depuis 2015. Les forces talibanes qu’il combat l’ont poussé à choisir cet exil.
Il a appris le français partiellement en autodidacte et explique : « Je découvrirai toute ma vie la langue française ».
Après deux romans aux allures de contes poétiques rédigés dans sa langue natale, Khosraw Mani se convertit au français pour un livre plus complexe, perclus de tiraillements mais toujours porteur d’évocations kabouliotes inattendues.
À l’aube des années 2000, quelque part dans la campagne afghane, un jeune homme s’apprête à partir. Où va-t-il ? À Kaboul, dans “le vrai monde”.
Il laisse derrière lui de longues années d’ennui, son enfance peuplée de présences menaçantes et marquée par le désamour de son père, le mollah et maître du village. Encouragé par son ami l’Ingénieur, à qui il doit l’espoir d’une autre vie possible, et poussé par la nécessité, il arrive un matin dans les rues de la capitale.
Là, il va redessiner les contours de son existence, s’enivrer en compagnie de deux jeunes voyous épris de littérature et de musique, fréquenter les bordels, philosopher jusqu’au matin. Et tenter de tenir éloigné le spectre du passé…
Histoire d’une quête absolue de liberté, “Rattraper l’horizon” est autant une plongée bouleversante au cœur d’un pays perdu qu’un plaidoyer pour les pouvoirs de la fiction – une ode à la vie grande comme un roman d’aventures.
Né en 1962 à Kiev, Constantin Sigov est un philosophe et éditeur qui, en 1992, a
fondé un laboratoire franco-ukrainien à l’université de Kiev. Il enseigne la philosophie à l’université Mohyla de Kiev et dirige la maison d’édition Duh i litera (L’Esprit et la lettre).
Constantin Sigov a été directeur d’études associé à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris de 1992 à 1995. En 2014, il a soutenu la Révolution du Maïdan.
Il a décidé de demeurer à Kiev malgré les bombardements et de maintenir les activités de la maison d’édition qu’il dirige. Il est l’auteur de la Lettre de Kiev, diffusée en France en avril 2022, dans les semaines qui ont suivi l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Il souligne la vitalité de la vie intellectuelle et démocratique en Ukraine malgré la guerre.
Constantin Sigov raconte l’histoire de deux éminents compositeurs (Arvo Pärt et Valentin Silvestrov), exclus de l’Union des compositeurs de leurs pays respectifs et leur rencontre, en montrant comment, malgré la pesanteur de l’atmosphère soviétique, ils ont contribué, l’un et l’autre, à faire naître « une humanité absolument non soviétique ». Une humanité solidaire dans les persécutions et qui offre une nouvelle chance au présent falsifié par le pouvoir.
Constantin Sigov réussit à synthétiser dans un texte émouvant et précis l’époque soviétique, où les idéaux de la création libre se heurtaient au mur de la censure, l’époque de l’indépendance de l’Estonie et de l’Ukraine, où le talent des deux protagonistes a connu un spectaculaire épanouissement, et l’époque héroïque et tragique de la guerre contre l’Ukraine déclenchée par la Russie. Il s’agit d’une vision que seul un de leurs amis proches tel que Constantin Sigov peut nous offrir à travers les destins croisés et l’œuvre de ces hommes remarquables, liés eux aussi par une amitié à toute épreuve.
Né en 1964 dans une petite ville de Bosnie (Odžak (Posavina), Velibor Čolić perdra sa maison et ses manuscrits r
éduits en cendres pendant la guerre.
Après des études de littérature yougoslave à Sarajevo et Zagreb, il travaille à la radio régionale comme journaliste chargé de rock et jazz. Enrôlé dans l’armée bosniaque, il déserte dès mai 1992, est fait prisonnier mais s’échappe et se réfugie en France au mois d’août de la même année.
Accueilli à Strasbourg par le Parlement des écrivains pour une résidence d’un an, l’écrivain y reste quelque temps puis part s’installer en Bretagne où il organise des ateliers d’écriture dans les collèges environnants
En 2008, Velibor Čolić décide d’écrire ses romans directement en français et publie aux éditions Gaïa “Archanges”, dans lequel il fait œuvre de mémoire en évoquant les atrocités perpétrées durant la guerre en Bosnie.
« Pendant des années, j’ai cru naïvement que la guerre était sortie de moi. Et qu’avec l’aide de la littérature et de l’écriture j’étais aussi sorti de la guerre. J’ai surestimé la littérature. »
Enrôlé dans l’armée croato-bosniaque au printemps 1992, Velibor Colic déserte quelques mois plus tard. Après avoir fait face à l’épouvante où sombraient les hommes et le monde de beauté qui avait été le sien, il trouve refuge en France puis en Belgique. Mais en 2021, le spectre de la guerre resurgit lorsqu’une maladie rare s’attaque à sa langue et à son visage. Au fil d’un récit halluciné, l’auteur confronte ce nouveau combat aux souvenirs des tranchées et à ceux de la vie d’avant, avec une délicatesse et une poésie qui subjuguent.
Née en 1987 à Uashat, communauté innue près de Sept-Îles, Naomi Fontaine a
habité dans la communauté jusqu’à l’âge de sept ans. Elle a ensuite déménagé dans la ville de Québec, où elle a complété des études universitaires d’enseignement du français à l’Université Laval.
Lors de ses études, son talent d’écriture est remarqué par François Bon, professeur invité de création littéraire, qui l’encourage à mettre de l’avant sa voix.
Elle commence alors à participer à des concours de création littéraire, notamment au Concours canadien de rédaction et d’art pour autochtones, et à rédiger des textes qui consisteront la genèse de son œuvre intitulée Kuessipan.
Enseignante en français, elle écrit aujourd’hui pour tenter de déconstruire les préjugés et stéréotypes qui sont encore trop souvent attachés aux communautés innues.
Eka ashate – Ne flanche pas rassemble les voix des aînés.
Histoires, mémoires et vécus tissent une manière de résister propre aux Innus. Tout simplement passionnante, cette plongée inédite dans un monde de femmes et d’hommes qui ont forgé – au prix du sang et de l’humour – l’espoir et la tendresse.
Rythmé par la forêt et la résistance des ancêtres, Eka ashate – Ne flanche pas est fait de fragments, d’expériences, de silences.
La mère-courage apprend à la narratrice, sa fille, la force de son peuple qui souffre, vit, rit et regarde demain, sereinement.
Né en 1987 en Syrie, Omar Youssef Souleimane a été élevé dans
une famille sunnite traditionaliste, où tout est mis en œuvre pour le familiariser avec le Coran et la langue arabe classique.
A neuf ans, il ouvre un recueil de poèmes de Paul Eluard traduit en arabe et tombe immédiatement sous le charme de cette écriture. Mais il continue à baigner dans une société qui rêve de combattre aux côtés de Ben Laden.
En 2003, renié par son père, il s’installe à Homs où il suit des cours de littérature arabe tout en travaillant pour un journal local.
A partir de 2006, il commence à publier des poèmes en arabe classique tout en s’engageant dans la résistance contre le régime en place. Traqué par les services secrets, il quitte clandestinement la Syrie en 2012 et rejoint la France.
N’ayant aucune notion de français, il suit des cours pour étrangers tout en continuant à publier des articles et des poèmes en arabe.
Omar Youssef Souleimane a infiltré plusieurs manifestations de soutien à la Palestine, organisées par La France insoumise et des associations marquées par la présence d’islamistes, sur fond de slogans antisémites et d’images radicales.
Dans ce témoignage édifiant, l’auteur mêle enquête de terrain, analyse politique et récit personnel. Il révèle les liens entre des candidats LFI et les islamistes visant à imposer des normes sociales compatibles avec la charia. En mettant en place un discours séparatiste, jouant sur la mémoire coloniale pour mobiliser une partie de la jeunesse française, ces acteurs créent les conditions d’un affrontement social.
Ce livre est un cri d’alerte. Il rappelle que la lutte contre l’islamisme constitue aussi une protection pour les musulmans de France, pris en otages par ceux qui prétendent parler en leur nom. Il met en garde contre l’alliance entre l’extrême gauche et l’islam politique : un véritable projet de déstabilisation qui menace directement la laïcité, l’universalisme républicain et la cohésion nationale.
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