Commémoration du 100ème anniversaire de la naissance du grammairien André Goosse
André Goose (1926-2019), successeur et gendre de Maurice Grevisse, fut notamment secrétaire perpétuel de l‘Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, président du Conseil international de la langue française (Paris), mais aussi président du club Richelieu de La Dyle et Personnalité Richelieu 1992. Pour commémorer l’anniversaire de sa naissance, le club de Bruxelles 1985 a fait appel à l’une de ses élèves les plus illustres, Michèle Lenoble-Pinson, collaboratrice de l’Académie française, vice-présidente du Conseil international de la langue française (75 linguistes), et Personnalité Richelieu 2024. La conférencière a été présentée par une autre élève d’André Goose, Christiane Buisseret, ancienne présidente de l’Association belge des professeurs de français.
Jean-François Goosse, fils d’André Goosse et membre du club Richelieu, était présent, entouré des membres de sa famille. Parmi les autres invités, on notait la présence d’Aldo Alu, échevin de la culture française de Ganshoren, l’une des communes de Bruxelles. Plusieurs autres anciens élèves d’André Goosse et de Michèle Lenoble-Pinson étaient aussi présents, comme Marie-Claire Daloze, ainsi que des membres d’autres clubs Richelieu, cette réunion étant promue «Rendez-vous de la région Escaut» à l’initiative conjointe de Catherine Voordecker, gouverneure de la région, Jean-Luc Robert, président du club, et Michel De Grave, gouverneur sortant et chargé des relations extérieures du club.
Michèle Lenoble-Pinson a rappelé l’importance d’André Goose, de Maurice Grévisse, et de leur grammaire saluée par exemple par André Gide : «grammaire qui offre pour la première fois une vision globale de la langue en montrant son évolution, citations d’auteurs à l’appui», et «remarquable ouvrage» (Le Littéraire, supplément du Figaro, 8 février 1947).

Impossible de résumer cette riche conférence, notamment le parcours d’A. Goosse et celui de notre langue française depuis Vaugelas. Mentionnons seulement cet élément clé de la philosophie d’André Goosse: observer la langue. Il conseille le «bon usage» plutôt qu’interdire, préférant dire le souhaitable et le déconseillé, en se tenant aussi éloigné du laxisme que du purisme qui veut figer la langue alors qu’elle est vivante: «L’usage a toujours raison, même quand il a tort» (A. Goosse, La Néologie française aujourd’hui, 1975, p. 72).
Michel DE GRAVE


