PLRF - 2e édition

Lauréat 2011

HYAM YARED








Vendredi 30 septembre 2001. Hyam Yared, écrivain et poète libanaise, a reçu le deuxième prix Richelieu de la Francophonie des mains de Xavier Duchemin, Directeur du Marketing et de la Communication du groupe Citroën, pour son roman « Sous la tonnelle ».
Hyam Yared a été récompensée à l’issue d’un vote émis par l’ensemble des membres des clubs Richelieu européens.

Organisé par le club Richelieu Paris-Neuilly, c'est à l'Hôtel Arturo Lopez, dans le Salon des coquillages, en présence de Jean Christophe Fromantin, maire de Neuilly-sur-Seine, qu'à eu lieu la remise de ce deuxième prix Richelieu de la Francophonie.

Étaient présents René Martin, Président du Richelieu International, Corinne Chassaing, Gouverneur de la région Neustrie, Alain Hue de La Colombe, Président du Club Richelieu Paris Neuilly, Gilles Malgrain Vice Président du Club Richelieu Paris Neuilly, Jean Marc Beunier président fondateur du Club Richelieu Paris Neuilly ainsi que les ambassadeurs du Canada (Marc Lortie), du Liban (Boutros Assaker), de la Belgique (Patrick Vercauteren Drubbel) et de la Roumanie (Bogdan Mazuru).

Née à Beyrouth en 1975, Hyam Yared dresse un beau portrait de femme, une grand-mère disparue, hantée par ses propres obsessions sur la passion, le désir et la violence. C'est son deuxième roman après L'armoire des ombres. Le précédent prix avait été attribué à Yanick Lahens pour son roman « La couleur de l'aube ».

L'écrivain a dédié cette récompense aux combattants des révolutions arabes qui revendiquent : “depuis un an et sans relâche, au prix du sang, leur liberté, leur dignité et leur droit. Cette société civile fait preuve d'un courage que je me dois de saluer ici en évoquant Hölderlin: ‘Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve’. Et en évoquant l'importance de l'art et de la littérature dans ces moments cruciaux où les sociétés bougent et se cherchent. Dostoïevski fait dire au Prince Myschkin dans L'Idiot que la beauté sauvera le monde. Je suis convaincue que l'art et la littérature contribueront au salut par la beauté."


Pour garder vive la mémoire de sa grand-mère tout juste disparue, la narratrice se
réfugie dans
son boudoir, où se sont entassés au fil des ans lettres, dessins et carnets.
Elle y retrouve la fantaisie, la liberté et la générosité
de la vieille dame qui,
pendant toute la guerre du Liban, a refusé, malgré les objurgations de sa famille,
de quitter sa maison
et son jardin, situés sur la ligne de démarcation entre
Beyrouth Est et Beyrouth Ouest.


Veuve à trente-et-un ans, cette encore jeune femme d'origine arménienne avait décidé
de consacrer sa vie aux autres,
après avoir juré fidélité à son défunt mari.
Pour sa petite-fille, en instance de divorce, déchirée entre sa quête de liberté

et son besoin d'amour, elle était un point d'ancrage et un modèle inatteignable.

Au fil du roman apparaît pourtant, derrière la figure idéalisée, une femme plus complexe et plus mystérieuse aussi. S'arrachant à son isolement, la narratrice finit par rejoindre
dans le salon les visiteurs venus présenter leurs condoléances,
eux qu'elle appelle les «corbeaux». Elle y croise un inconnu, dépité d'être arrivé trop tard pour remettre
à l'occupante
des lieux l'épais dossier qu'il lui destinait.

Pendant une longue conversation sous la tonnelle, la narratrice médusée va découvrir tout un pan caché de l'existence de sa lumineuse grand-mère. Car le visiteur que nul
n'attendait n'est autre que le fils d'un homme épris d'absolu et d'archéologie,

Youssef, que rencontra la jeune veuve lors d'une croisière en 1947.

Construisant son deuxième roman comme une invocation à cette grand-mère disparue, tissant la trame de son intrigue dans celle des déchirements de l'Histoire, Hyam Yared dresse là un très beau portrait de femme, hanté par ses propres
obsessions sur la passion, le désir et la violence.




haut de page